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Le pain : Un atout ou un obstacle pour les athlètes ?

Cet article se penche sur le rôle du pain dans l'alimentation, en particulier pour les personnes actives. En collaboration avec la diététicienne-nutritionniste Anne-Laure Laratte, nous explorons les divers aspects du pain, de sa définition à ses bienfaits nutritionnels, en passant par ses implications pour la performance sportive et la gestion du poids. Le but est de démystifier les idées reçues et de fournir des conseils éclairés pour intégrer judicieusement le pain dans un régime équilibré, en soulignant l'importance de la qualité et de la modération.

Face à la diversité des pains disponibles, des boulangeries aux supermarchés, il est souvent difficile de s'y retrouver. Anne-Laure Laratte, diététicienne-nutritionniste, clarifie ce qu'est le pain : un mélange simple d'eau, de farine et de sel. Cette définition exclut les biscottes et les pains briochés, qui, de par leur composition et leur mode de préparation (comme la double cuisson des biscottes), n'offrent pas les mêmes qualités nutritionnelles. Le pain de mie, souvent perçu négativement, n'est pas si mauvais, mais sa nature raffinée et industrialisée le rend moins rassasiant et souvent plus sucré.

Le choix du pain est crucial pour maximiser ses bienfaits. Les pains complets sont généralement recommandés pour leurs apports nutritionnels supérieurs, leur richesse en fibres et en protéines. Ces éléments contribuent à une satiété prolongée et à un meilleur équilibre alimentaire. Cependant, la spécialiste insiste sur l'importance de la digestibilité et du plaisir. Un pain complet n'est bénéfique que s'il est bien toléré et apprécié. Les pains au levain, eux, apportent des protéines supplémentaires, des oméga-3 et des bactéries bénéfiques pour la flore intestinale, en plus d'être plus digestes.

Pour les sportifs, le pain peut être un allié précieux. Le "pain du sportif", souvent enrichi en fruits secs, offre une combinaison de glucides lents (farine) et rapides (fruits secs), idéale avant ou après un effort intense pour reconstituer les réserves énergétiques. Toutefois, la modération est de mise en raison de la teneur en sucre des fruits secs. Pendant les activités d'endurance de longue durée, les pains raffinés (pain blanc) sont parfois préférables pour éviter les désagréments digestifs liés aux fibres, qui peuvent irriter l'intestin en plein effort.

Quant à la quantité quotidienne, l'experte suggère d'intégrer le pain comme un féculent à part entière dans les repas, plutôt que comme un simple accompagnement. L'équilibre global de l'assiette est primordial. Un sandwich équilibré peut constituer un repas complet, tandis qu'un morceau de pain ajouté à un plat déjà riche en glucides pourrait entraîner un excès. L'important est d'adapter sa consommation à son mode de vie et à ses besoins, en privilégiant l'équilibre sur la semaine. Le pain peut être consommé quotidiennement, à condition de faire des choix avisés.

Concernant la prise de poids, il est essentiel de ne pas diaboliser le pain. Ce n'est pas le pain en soi qui fait grossir, mais une surconsommation régulière, souvent associée à une alimentation globalement trop riche ou déséquilibrée. La combinaison du pain avec d'autres aliments, tels que des protéines ou des graisses saines, peut réduire l'indice glycémique du repas. Par exemple, manger du pain avec du fromage ou du beurre est préférable à la consommation de pain blanc seul, surtout pour la glycémie. Enfin, en cas de sensibilités digestives, comme des ballonnements, il est conseillé de limiter sa consommation et de consulter un professionnel de santé si les symptômes persistent.